Je confirme ce que dit Paul, il s'agit là d'une vraie merde qu'il est difficile d'éradiquer.
C'est une cochenille à bouclier à l'encontre de laquelle il faut excercer une vigilance permanente, même lorsqu'on pense en être venu à bout.
Euh... pour en finir avec la langue de bois, j'en ai repéré chez tous les prods à qui j'ai rendu visite ces dernières années (même en Suisse

).
De l'oeuf à l'adulte il faut compter 30 jours. Les femelles présentent un bouclier rond et plat sous lequel elles abritent leurs oeufs. Les nymphes qui éclosent sont mobiles, elles rampent et s'éparpillent durant quelques heures. Elles se fixent ensuite dans des endroits propices et sécrètent alors un bouclier protecteur. A ce stade on observe deux sortes de cochenilles, des grosses (femelles) et d'autres plus petites (mâles). Les femelles restent en place définitivement et se gavent de la sève des plantes (jaunissement) . Les mâles adultes (ailés) émergent de leur petit bouclier et se dispersent à la recherche des femelles. Ils ne vivent que quelques heures, sans se nourrir mais sont très mobiles et sont facilement dispersés par un mouvement d'air.
Pour contrôler ces bestioles chez les cattleyas, j'inspecte mes plantes une fois par semaine même si elles paraissent indemnes. Partout où les Diaspis se logent, un jaunissement apparait (aisselle des feuilles et des spathes, revers des feuilles, rhizomes et bourgeons dormants). On en retrouve même sur les racines, d'où la nécéssité de rempoter dans un substrat neuf régulièrement.
Dès qu'une colonie est repérée je l'enlève avec un coton bien imbibé d'alcool modifié à 70° (je change de coton entre deux plantes, oubliez la brosse à dent) . Il n'y a aucun risque de brûlure (cattleyas). J'isole la plante et je la traite rapidement.
Pour les traitements, les systémiques ne sont actifs que sur les formes fixes (boucliers) et n'ont que peu d'effet sur les formes mobiles (nymphes et mâles en rut...) pour lesquels un insecticide de contact à base de pyrèthre est efficace (traiter en fin d'après midi).
Les systémiques que j'ai essayé en prévention : Imidaclopride à l'automne (2 traitements à 8 jours ) , Acétamipride au début de l'été (3 traitements à 8 jours). Il est impératif de porter des gants, des vêtements et un masque. Je ne devrais pas le dire, mais je préfère doubler la dose car un cattleya n'absorbe pas aussi bien le produit qu'un rosier... et quand la plante a déjà subit des traitement avec des huiles minérales ou autres, elle n'absorbe quasiment plus par les feuilles. Je laisse donc les produits pénétrer dans le compost jusqu'aux racines. Cela me permet un bon contrôle mais comme le 100% n'existe que sur le papier, je reste tout même vigilant.
J'ai remarqué que les composts à base d'écorces sont facilement contaminés d'où la nécéssité de rempoter dès que possible une plante nouvellement achetée. En plus du rempotage, il faut enlever toutes les bractées sèches qui entourent les pseudobulbes et les rhizomes car c'est là que l'infestation se loge et reste "dormante" la plupart du temps. Si la saison le permet, un rinçage général au jet permet de déloger toutes les saloperies qui en veulent à nos plantes et que l'on ne voit pas à l'oeil nu. Chez un cattleya dont le bourgeon terminal ne se développe pas normalement en nouvelle pousse, il y a fort à parier qu'il est contaminé par des Diaspis qui sont allés se loger entre la face interne du bourgeon et le rhizome. Ces cochenilles sont capables d'affaiblir durablement une plante et si c'est le cas , il vaut mieux la mettre à l'incinérateur.
J'ai essayé un autre produit (Fiproline , moins cher que le Frontl...) mais de manière ponctuelle sur des plantes nouvellement acquises, je n'ai pas assez de recul, ça a l'air efficace et constitue une arme de plus

contre ce fléau. Pour l'Arctara G, je ne l'ai jamais essayé personellement, mais les plantes que j'ai acheté et qui ont été traitées avec ce produit présentent des fleurs très déformées.